Sylvain Milla, nouveau directeur du Laboratoire Animal et Agroécosystèmes

Factuel est allé à la rencontre de Sylvain Milla, nouveau directeur du Laboratoire Animal et Agroécosystèmes (L2A), pour en savoir plus sur son parcours et ses ambitions.

Factuel : quel est votre parcours ?

Sylvain Milla : Passionné depuis toujours par les animaux et les poissons, j’ai fait des études d’ingénieur, puis un DEA, dans le domaine de l’agriculture avec une spécialisation dans l’élevage. Après une thèse à l’INRA de Rennes et un post-doctorat à l’Université de Namur dans le domaine du bien-être des poissons d’aquaculture, j’ai été nommé maître de conférences en 2011 à l’Université Henri Poincaré puis Professeur des Universités à l’UL en 2023. J’enseigne à l’IUT Nancy-Brabois la zootechnie, la physiologie animale et les statistiques tandis que mes recherches portent sur les effets de la domestication sur la biologie des poissons d’élevage dans l’équipe « Domestication en Aquaculture Continentale » (DAC) du laboratoire L2A.

Depuis ma nomination en tant qu’enseignant-chercheur, j’ai toujours eu à cœur d’assurer des responsabilités de management alternant le domaine de l’enseignement et de la recherche : responsable de l’option agronomie à l’IUT (2012-2016), animateur de l’équipe DAC du laboratoire URAFPA devenu L2A (2017-2022), chef de département Génie Biologique Agro-Alimentaire à l’IUT (2022-2025) et enfin directeur du laboratoire L2A depuis janvier 2026.

Factuel : pouvez-vous présenter en quelques mots votre activité ?

Sylvain Milla : L’objectif global du laboratoire L2A est de contribuer au développement de systèmes d’élevage plus durables et plus efficients en améliorant leur résilience face aux contaminations chimiques (micropolluants) et en valorisant la biodiversité animale (domestication de nouvelles espèces, développement de la polyculture). Ce laboratoire regroupe une grande diversité de compétences en biologie (zootechnie, comportement, physiologie, biologie cellulaire et moléculaire). Mon rôle sera de maintenir, avec l’appui des animateurs d’équipe, la cohérence globale de l’unité.

Par ailleurs, une des priorités majeures pour un laboratoire est la production de données scientifiques de qualité. Cela passe par le dépôt et l’obtention de projets financés diversifiés et le développement continu de la démarche qualité. Je veillerai alors à ce que la dynamique actuelle perdure.

La direction d’une unité de recherche consiste aussi à mener une multitude de petites actions pour fluidifier la vie du laboratoire, comme l’organisation de réunions, la présence dans les instances décisionnelles, mais encore des validations administratives, des rédactions de lettres de soutien…

Factuel : Quels sont vos projets au sein du laboratoire L2A ?

Sylvain Milla : Les plateformes PEA et BioDea sont l’un des atouts majeurs du L2A pour son rayonnement et son attractivité. Il sera indispensable de continuer à développer ces outils performants de recherche, à accentuer notre communication autour de ces plateformes mais aussi à renforcer notre intégration dans le maillage scientifique lorrain via nos participations à d’autres plateformes (PASM, Bouzule…).

Un autre atout du laboratoire est son statut d’Unité Sous Contrat INRAE. C’est un levier d’intégration dans des réseaux de recherche de haut niveau et la possibilité de prétendre à des projets hétéroclites. La conservation d’un lien fort avec l’INRAE sera un enjeu d’avenir majeur. Au-delà de cette dimension nationale, le rayonnement du laboratoire à l’international est un autre point fort qu’il conviendra de conserver. Pour cela, j’encouragerai les dépôts de projets européens et l’intégration dans des réseaux scientifiques internationaux. Le laboratoire est constitué de 2 équipes équilibrées avec des identités scientifiques fortes. Une interface entre les groupes a été créée il y a quelques années mais elle reste encore limitée. Afin de donner encore plus de transversalité au laboratoire, j’ambitionne de développer davantage cette interface entre les deux équipes par des recrutements, des séminaires scientifiques et des échanges méthodologiques. Enfin, je suis convaincu que la réussite d’un laboratoire vient également du bien-être des agents au travail. Cela passe en priorité par une communication en toute transparence, une disponibilité et un accompagnement personnalisé, notamment sur les progressions de carrière. L’ambiance collective participe aussi à l’épanouissement au travail, je veillerai alors à une bonne intégration des nouveaux recrutés et à la promotion d’événements festifs.