[INFRA+] Un plan de gestion de données pour PEPLOR – Plateforme Expérimentale Phytotronique de Lorraine

PEPLOR – Plateforme Expérimentale Phytotronique de Lorraine a récemment mis en place un plan de gestion de données à l’échelle de l’infrastructure de recherche labellisée Infra+. Il est disponible dans l’archive ouverte HAL (hal-05572749).

Un plan de gestion de données (PGD) est un document synthétique décrivant le cycle de vie des données d’un projet de recherche ou d’une entité. Il contextualise ces données en fournissant des informations sur leurs aspects techniques, documentaires, administratifs et juridiques.

En savoir plus sur le plan de gestion de données

 

Trois questions à Alexandre Olry, Responsable scientifique de la plateforme

Quels objectifs la plateforme de recherche vise-t-elle par la mise en place de son plan de gestion de données ?

L’essentiel des données et métadonnées produites par PEPLor sont issues des relevés de température, d’hygrométrie, de flux lumineux ou de concentration en gaz atmosphérique. L’accès à ces données est important pour les utilisateurs afin de certifier qu’une expérimentation dans l’enceinte climatique s’est déroulée conformément à la demande. Les données sont également issues des opérations de métrologie des paramètres climatiques mis en régulation. La mise en place du PGD au sein de la plateforme PEPLOR a permis de rassembler, clarifier et synthétiser, au sein d’un document unique, l’ensemble des informations qui avaient été préalablement produites dans le cadre du système de management de la qualité (SMQ). Nous avons, par ailleurs, identifié et écrit dans le PGD les points d’amélioration dans les pratiques existantes en matière de gestion des données qui ont été intégrées au plan d’action 2026.

Ce document constitue un outil de référence partagé, mis à disposition des parties prenantes comme les utilisateurs ou les tutelles de la plateforme, afin de rendre plus lisible et transparente notre politique de gestion des données. Le PGD contribue également à mieux définir les responsabilités, notamment en identifiant pour chaque site un référent en charge de la gestion des données. Enfin, ce PGD répond aux attentes croissantes des financeurs, qui demandent désormais une formalisation claire des pratiques, en particulier dans le cadre de projets de recherche (ANR, IMPACT/I-Site Lorraine par exemple).

Comment le plan de gestion des données a-t-il été élaboré ? Qui en sont les rédacteurs et quel délai a été nécessaire à sa rédaction ?

Le plan de gestion de données a été élaboré dans un premier temps seul à partir d’un modèle de PGD (Projet PEA/Biovalor, ENSAIA). Une première version de travail a été élaborée. Cette démarche autonome a été rendue possible grâce à l’existence de nombreux documents, rédigés avec le collectif PEPLor, déjà produits dans le cadre du SMQ, qui constituaient une base solide et structurée d’informations. Ainsi, il n’a pas été nécessaire de mobiliser les autres membres de la plateforme, la majorité des éléments requis étant déjà disponibles (nomenclature des fichiers, lieu de conservation des données, etc.).

Cette première version a ensuite été transmise à l’atelier de la donnée ADOC Lorraine (Élodie Papin et Laetitia Bracco). Élodie et Laetitia nous ont apporté leurs retours et commentaires. Un travail d’amélioration conjointe a alors été engagé jusqu’à l’obtention d’une version finalisée du document. Le PGD s’inscrit dans une démarche évolutive et d’amélioration : il a vocation à être révisé pour l’instant sur une base annuelle, afin d’intégrer les points d’amélioration identifiés et de s’adapter aux évolutions des pratiques et des exigences.

Quels sont les premiers bénéfices du plan de gestion de données pour la plateforme de recherche ?

La mise en place du plan de gestion de données a déjà généré plusieurs bénéfices concrets pour la plateforme PEPLOR. Elle a notamment permis de formaliser et de mettre à disposition des utilisateurs une politique claire concernant la gestion des données, en particulier pour les données climatiques produites par les installations phytotroniques. Cette clarification renforce la lisibilité des pratiques et facilite leur appropriation par les utilisateurs.

Par ailleurs, le PGD contribue à une meilleure sécurisation des données, en structurant les procédures associées à leur stockage, leur sauvegarde et leur accessibilité. Il constitue également un levier pour engager une démarche d’amélioration continue, avec l’identification d’actions à mettre en œuvre à court et moyen terme. En tant que document évolutif, il permet d’inscrire durablement la plateforme dans une dynamique d’adaptation aux besoins des utilisateurs et aux exigences des partenaires et des financeurs.

Enfin, nous avons été sollicités dans le cadre du projet IMPACT I-Site UL pour les aider à rédiger leur propre PGD. Notre modèle leur a été transmis et je pense que notre expérience leur a été utile.

En photo : Corinne Cappele, Technicienne UL et responsable opérationnelle PEPLor site ENSAIA et Alexandre OLRY, Ingénieur de Recherche UL, responsable scientifique et Qualité PEPLor, par Lucie Legendre (étudiante en BTS Photographie, Saint-Dié-des-Vosges)