Habilitation à Diriger des Recherches : Alexandre OLRY (LAE) franchit une nouvelle étape dans l’étude de la nutrition en fer des plantes

Le 18 juin 2026, Alexandre Olry a soutenu avec succès son Habilitation à Diriger des Recherches (HDR), consacrée à l’étude des déterminants génétiques, moléculaires et physiologiques impliqués dans la nutrition en fer des plantes.

Cette étape majeure dans le parcours d’un chercheur vient couronner plusieurs années de travaux consacrés à la compréhension des mécanismes permettant aux végétaux de s’adapter à leur environnement, et plus particulièrement à la disponibilité du fer dans les sols.

Membres du jury
Éric Gontier — Professeur, rapporteur
Nathalie Guivarc’h — Professeure, rapporteure
Romain Larbat — Chargé de recherches, rapporteur
Sandrine Boschi-Müller — Professeure, examinatrice
Alain Hehn — Professeur, examinateur

Les coumarines, des molécules au cœur de l’adaptation des plantes

Au centre de ses recherches se trouvent les coumarines, une famille de métabolites spécialisés produits par les plantes. Longtemps considérés comme de simples composés secondaires, ces métabolites sont aujourd’hui reconnus pour leur rôle essentiel dans les interactions entre les végétaux et leur environnement.

Les travaux d’Alexandre Olry ont notamment permis de mieux comprendre comment ces molécules participent à la mobilisation et à l’absorption du fer, un élément indispensable au développement des plantes. Bien que très abondant dans les sols, le fer est souvent peu accessible aux racines, en particulier dans les sols calcaires, ce qui peut limiter fortement la croissance et les rendements des cultures.

De la biosynthèse des coumarines à leur rôle agronomique

Son projet de recherche s’articule autour de deux axes complémentaires.

Le premier vise à décrypter les mécanismes biochimiques et enzymologiques impliqués dans la biosynthèse des coumarines chez la plante modèle Arabidopsis thaliana. Ces travaux permettent d’identifier les enzymes et les voies métaboliques responsables de la production de ces molécules.

Le second axe cherche à comprendre le rôle physiologique des coumarines dans la nutrition en fer de différentes espèces végétales d’intérêt agronomique. L’objectif est de mieux caractériser les stratégies développées par les plantes pour faire face aux carences en fer et d’identifier des leviers susceptibles d’améliorer leur adaptation à des conditions de culture contraignantes.

Des enjeux au service de la transition agroécologique

Dans un contexte de transition agroécologique et de recherche d’une agriculture plus durable, ces travaux apportent des connaissances fondamentales sur les mécanismes d’adaptation des plantes aux contraintes du milieu.

À terme, une meilleure compréhension du fonctionnement des coumarines pourrait contribuer au développement de cultures plus performantes, capables d’utiliser plus efficacement les ressources du sol tout en limitant les intrants nécessaires à leur production.

L’ensemble des membres du pôle A2F adresse ses félicitations à Alexandre Olry pour cette belle réussite et lui souhaite plein succès dans la poursuite de ses projets de recherche.